08.07.2008
Pour débuter
Peu d'entre nous ont regretté d'avoir adopté, mais la majorité d'entre nous a trouvé étrange que lorsque les problèmes sont apparus, nous nous sommes trouvés pris dans une tourmente à laquelle ni nous adoptants, ni nos enfants ne nous attendions.
Je ne dis pas que toutes les familles adoptantes ont des problèmes ; je dis seulement que, quand les problèmes surgissent, nous sommes démunis et désemparés. Pire, nos appels à l'aide ne reçoivent aucun écho.
Dieu merci, depuis quelques années, disons 4 ou 5 ans, nous, parents, avons pu décrypter ce qui se passait et prononcer des mots comme abandon, rupture, blessure primitive, troubles de l'attachement, déracinement ; tout un ensemble de traumatismes.
Il n'y a pas en France de suivi de l'adoption. Il n'y a pas d'études sur les éventuels problèmes qui peuvent surgir. En décembre 2005, un article du magasine la Vie sur les ratés de l'adoption avait déchaîné un tollé de la part des Associations qui s'occupaient d'adoption. Pourtant les travailleurs sociaux parlent des « adoptés » qui sont en foyers de l'enfance, en hôpital psychiatrique, en prison. On pourra s'étendre longuement sur les comportements caractériels ou délictueux.
La question serait peut-être de savoir comment on en est arrivé là. Pouvait-on l'empêcher ? Les parents adoptants savaient-ils qu'ils s'exposaient à des temps difficiles ? Leur avait-on appris comment y parer ou s'y préparer ? Une fois dans la « tourmente », à quelle aide pouvaient-ils s'attendre ? Quels comportements devaient-ils adopter ? Que pouvaient-ils faire pour leurs enfants encore petits, déjà adolescents ou jeunes adultes ?
Les psys de tout poil font ce pour quoi ils sont payés : ils analysent et quand ils sont du corps médical ils prescrivent des sédatifs ou des anxiolytiques.
Et pendant ce temps-là, que pouvons-nous faire ?
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